VISION ET ANALYSE SWOT DE LA FACULTE DES SCIENCES

1. Vision de la Faculté des Sciences

La vision de la Faculté des Sciences est de faire de cette faculté un pool d’excellence en sciences et techniques orienté vers les sciences biologiques, chimiques et génie environnemental prenant en compte l’écologie, la gestion durable des ressources biologiques et le développement des techniques compatibles avec cette gestion pour un développement durable par une formation sous un système d’assurance qualité (LMD) et une recherche scientifique fondamentale et appliquée multidisciplinaire prenant en compte les besoins de la société pour se faire.

2. Problèmes au niveau de la Faculté des Sciences

Les principaux problèmes rencontrés par la Faculté des Sciences sont repris ci-dessous :

  • Insuffisance du personnel académique, scientifique, administratif, technique et ouvrier
  • Insuffisance des locaux pour abriter les laboratoires et les auditoires
  • Insuffisance des bureaux pour les enseignants
  • Insuffisance et vétusté d’équipements
  • Manque des fonds pour le fonctionnement et la recherche
  • Insuffisance des moyens de mobilité pour les travaux pratiques et stages des étudiants et personnel scientifique
  • Insuffisance en desserte d’eau et énergie électrique sur le campus
  • Faible capacité de communication (Internet, Intranet, téléphonie)
  • Absence de moyens d’enseignement à distance
  • Faible usage d’outils informatiques dans l’enseignement et la recherche
  1.  Analyse SWOT de la Faculté des Sciences

A. FORCES DE LA FACULTE

  • Travail en synergie entre le CSB et la de Gestion des Ressources Naturelles Renouvelables : ces trois entités travaillent déjà en collaboration qu’il s’agisse au niveau de recherches sur terrain, de publications scientifiques que d’enseignements à dispenser pour la formation des étudiants au sein de différentes Facultés.
  • Disponibilité du personnel académique: le personnel académique est toujours disposé à participer dans l’organisation de différentes activités organisées ;
  • Appui du personnel académique de la Faculté des Sciences aux activités scientifiques du CSB : le CSB organise ses activités avec le concours du personnel académique de cette Faculté;
  • Appui du personnel scientifique du CSB aux activités de la Faculté des Sciences : cette Faculté n’a pas un personnel scientifique suffisant. Elles recourent à celui du CSB dans l’organisation de ses travaux pratiques, la surveillance des examens ou le suivi des étudiants sur terrain ou la rédaction de leurs travaux scientifiques ;
  • Position géographique de la Faculté des Sciences au centre de la forêt de basse altitude de la RDC : la FS est située à Kisangani, au cœur-même de la forêt équatoriale, à proximité de la plupart d’aires et sites protégés de la RDC ; 
  • Disponibilité des infrastructures propres (laboratoires, salles de collections, bibliothèques, salles de cours) : la FS dispose d’infrastructures capables d’accueillir de manifestations scientifiques nationales et internationales ;
  • De bonnes relations de collaboration scientifique avec les institutions de formation, de conservation, de recherches et ONGD en RDC, à travers différents anciens diplômés de la Faculté des Sciences qui a formé plusieurs responsables actuels de différentes institutions de formation, de conservation, de recherches et ONGD en RDC qui entretiennent de bonnes relations professionnelles avec ces Facultés et le CSB.
  • Participation du personnel académique et scientifique aux activités de formation et de recherche sur le plan national et international : le personnel académique et scientifique de la FS participe régulièrement aux diverses activités de formation et de recherche organisées tant sur le plan national qu’international. C’est donc un personnel suffisamment outillé dans le domaine de la biodiversité.

B. FAIBLESSES DE LA FACULTE

  • Insuffisance et vieillissement du personnel académique et scientifique : non seulement le personnel académique et scientifique de cette Faculté est suffisamment âgé (54 ans en moyenne), mais aussi il est insuffisant. En effet, pour l’organisation de leurs activités scientifiques, cette Faculté fait recourt aux scientifiques du CSB. Le personnel académique, quant à lui, a une charge horaire supérieure à 180H recommandées ;
  • Insuffisance du personnel technique : le personnel technique est très insuffisant sinon inexistant. Il y a des appareils de laboratoire qui sont même non installés ou non fonctionnels par manque de techniciens capables de les prendre en charge ;
  • Manque du personnel qualifié de maintenance : la maintenance est la grande gageure de nos institutions : il n’existe pas de personnel qualifié dans ce domaine car ces formations ne sont même pas organisées dans notre milieu ;
  • Manque de subvention de l’Etat au fonctionnement et au renouvellement des équipements : les Facultés et centres de recherche ne reçoivent aucune subvention de l’Etat pour le fonctionnement ni pour le renouvellement des équipements;
  • Carence d’équipements et matériels dans certains laboratoires : la modicité de fonds entraîne la carence d’équipements et matériels dans plusieurs laboratoires de cette Faculté ;
  • Carence en intrants des laboratoires : la modicité de fonds entraîne également la carence en intrants des laboratoires de cette Faculté ;
  • Enclavement numérique : l’absence d’une connexion Internet de qualité met cette Faculté dans un enclavement numérique périlleux ;
  • Non renouvellement des fonds documentaires : le manque de subvention de l’Etat au fonctionnement et au renouvellement des équipements ainsi que l’enclavement numérique mettent la FS dans l’incapacité d’acheter de nouveaux livres et de nouvelles publications ainsi que de renouveler des abonnements divers ;
  • Absence des bibliothèques numériques : sa bibliothèque n’est pas numérisée. Ce qui les empêche d’accéder à des fonds documentaires numériques ;
  • Vétusté des auditoires, de la bibliothèque et des laboratoires : les infrastructures de la FS ont encore l’ancienne configuration de 1960. Ses  auditoires, les bibliothèques et les laboratoires ne répondent plus au contexte moderne de l’enseignement qui s’appuie sur les TIC ;
  • Vétusté des matériels et équipements scientifiques : les matériels et équipements scientifiques sont vieux de plusieurs années et la plupart ne sont plus fonctionnels. Ce qui ne favorise pas une formation excellente ;
  • Faible accès du personnel et des étudiants aux TIC : les Facultés ne disposent pas de salles informatiques, les étudiants n’ont pas une culture des TIC, les enseignements n’ont pas de support informatique. Tout cela concourt à un faible accès tant du personnel que des étudiants aux TIC ;
  • Faible utilisation des TIC dans la formation, l’apprentissage et la recherche : le faible accès aux TIC débouche sur un très faible usage des TIC dans l’enseignement et la recherche ;
  • Absence d’un programme de recyclage des enseignants : les enseignants de ces deux Facultés n’ont pas de congé sabbatique. Aussi, il n’y a aucun recyclage qui est organisé pour eux ;
  • Manque de moyens pour encadrer les étudiants en stages : la formation pratique et technique de étudiants exigent des fonds importants, ce qui manque à nos deux Facultés car elles ne reçoivent aucun subside de l’Etat qui est l’organisateur des enseignements dans ces Facultés ;
  • Absence de recrutement du personnel scientifique et faibles moyens financiers de formation : le gouvernement a interdit tout engagement du personnel et, en plus, il ne met pas de fonds conséquents pour la formation des étudiants ;
  • Vieillissement et sous-qualification du personnel administratif, technique et ouvrier : le personnel administratif, technique et ouvrier est vieux (58 ans en moyenne). Pour le personnel technique, il n’existe pas de structure efficace pour leur formation. On recourt exclusivement aux opportunistes, ce qui n’est pas efficace ;
  • Insuffisance des fournitures d’énergie et d’eau : l’alimentation en énergie électrique et en eau reste aléatoire. Il y a des coupures intempestives à la suite de la vétusté des réseaux d’alimentation d’énergie électrique et d’eau ;
  • Faible vulgarisation des résultats de recherche : les résultats des recherches contenus dans les travaux scientifiques (monographie, mémoires, D.E.S. et thèses) sont très peu connus. Aussi, les résultats de diverses missions de recherche sont très peu vulgarisés.

C. OPPORTUNITES DE LA F.S

  • Développement du partenariat interinstitutionnel/interuniversitaire national et international : la FS est en partenariat avec plusieurs partenaires nationaux et internationaux tant du monde universitaire que de développement privé ;
  • Disponibilité de la fibre optique sur le territoire national : la fibre optique qui passe par la RDC est un atout important pour le désenclavement numérique de nos institutions ;
  • Désenclavement de la ville de Kisangani (infrastructures routières, aéroportuaires et fluviales et voies de communication téléphone) : il y a un temps, la ville de Kisangani était complètement enclavée. Mais l’entretien du réseau routier (principalement les routes dites nationales), l’ouverture de la navigation fluviale et aéroportuaire et surtout la couverture en réseau téléphonique sont des acquis nécessaires pour le désenclavement de la ville de Kisangani ;
  • Existence des projets institutionnels VLIR UOS traitant de la biodiversité et l’agriculture durable : les deux Facultés et le CSB exécutent de nombreux projets de coopération avec le VLIR-UOS dans le cadre de la biodiversité. Ce qui, en ces temps de vache maigre, maintient la présence de ces entités parmi les institutions nationales et internationales qui se préoccupent de la biodiversité dans le bassin du Congo ;
  • Retour progressif vers une situation de paix : l’environnement politico-social en RDC est resté calme durant plusieurs années. Ce qui favorise la présence des institutions internationales dans le pays pour des recherches en biodiversité ;
  • Appui du FED au développement des Facultés : l

D. MENACES DE LA  FS

  • Retour d’insécurité et d’instabilité dans le pays : la RDC connaît une situation de calme durant plusieurs années. L’instabilité politique dans le pays peut conduire au retour de l’insécurité, ce qui ne favorise pas uun bon climat de travail surtout les recherches dans des zones à risques ;
  • Utilisation abusive des ressources naturelles : la RDC dispose d’importantes ressources naturelles de la biodiversité. Leur utilisation abusive pourrait conduire à une instabilité politique non favorable aux recherches de terrain ;
  • Grande pauvreté de la population, cause de destruction de la biodiversité : la population de la RDC vit en pratiquant certaines activités (vente de braise, de bois de chauffage, de feuille d’emballage, de gibiers, l’agriculture itinérante sur brûlis…). La pratique à large échelle de ces activités de survie détruit la biodiversité car ces activités ne sont ni planifiées ni contrôlées ;
  • Lourdeur des procédures administratives (dédouanement) : le matériel acquis des partenaires externes connaît beaucoup de retard à la suite des tracasseries de dédouanement ;
  • Absence d’autorisation de recrutement du personnel : la FS éprouve des difficultés de fonctionnement car ils ont un personnel insuffisant et bien vieux. Pour rajeunir ce personnel, il faut une autorisation de recrutement venant du gouvernement. Ce qui demeure une difficulté majeure ;
  • Dépendance aux ressources financières externes : la FS n’a pas de subsides de l’Etat. Pour se maintenir, ils ne se contentent que des ressources financières des partenaires et dans la plupart des cas, des partenaires externes. Ce qui les place dans une situation aléatoire de fonctionnement.